Il y a quelques jours, je lisais le statut de l’une de mes « amies » Facebook qui exprimait ne pas comprendre que certaines personnes lui demandent son amitié sur cette plateforme et qu’elles ne se présentent pas à elle simultanément en justifiant l’approche. Elle m’a fait réfléchir quant à la manière bien personnelle dont nous choisissons nos contacts.
Comment je crée mon réseau en ligne?
Les amitiés que je sollicite sur Facebook s’initient par intuition, coup de cœur, ou rationnellement, c’est-à-dire que j’avance vers quelqu’un avec qui j’ai déjà échangé dans la vraie vie, mais aussi sur le Web. Comme les listes sont maintenant davantage utilisées, j’ai moins d’inhibitions. Est-ce que je m’explique lorsque j’invite une nouvelle amie à manger chez moi, ou à joindre mon réseau personnel pour une activité? Non. Je suis attirée vers elle, j’ai envie de la connaître. Le fait de l’inclure est éloquent quant à mon intérêt vers elle. Mes demandes ne sont pas aléatoires et je n’ai aucun intérêt à faire grimper le compteur d’amis.
Sur LinkedIn, mon raisonnement est un peu le même, sauf qu’étant donné que le but est le réseautage professionnel, là, je me présente et j’explique pourquoi je fais la demande de contact, la plupart du temps. Souvent, on ne me répond pas : on accepte ou refuse ma demande, c’est tout.
Quant à Twitter, je suis les personnes que je connais, personnellement ou virtuellement, ou celles que j’ai envie de lire parce que je les trouve pertinentes, sensibles, drôles, originales, même si elles ne tweetent pas en fonction de mes intérêts. Je découvre… Aussi, lorsque je reçois une notification de nouveau « follower », s’il y a une photo et une bio., je suis à mon tour. J’utilise beaucoup les listes pour ne pas me perdre à lire trop de tweets à la fois. Par exemple, si je m’étais restreinte à mes domaines d’intérêt général, je n’aurais pas découvert une fille comme @karinefrigon, ou encore @cindy_cinnamon. Je pourrais donner plusieurs exemples comme ça.
Réseauter, c’est entrer en relation et, choisir avec qui
Récemment, sur la page Facebook de @cindyrivard, il y avait cette réflexion, que je partage, parce que le réseautage virtuel est aussi important, selon moi, que le traditionnel et parfois ennuyeux 5 @ 7 qui ne finit plus :
« Le réseautage c’est l’établissement de liens, de façon intentionnelle et stratégique, qui permettent d’ouvrir de nouvelles avenues, de nouvelles perspectives, de nous positionner comme une personne agréable à fréquenter et pleine de ressources. » – Lise Cardinal
En demandant à quelqu’un de prendre contact avec moi sur Facebook ou LinkedIn, je me mets à risque. Risque de ne pas être intéressante pour l’autre.
Et que celle-ci m’exclut de sa liste ou me refuse. Et je vis avec. On ne peut pas plaire à tout le monde, mais on peut apprendre beaucoup des différences des autres.
Ceci dit, depuis que j’ai cessé de vérifier qui arrêtait de me suivre, m’excluait de ses contacts Facebook ou de LinkedIn, je me sens plus libre. D’autant plus qu’il est arrivé que des suppressions de contacts aient été faites par mégarde, ou erreur technique: il ne faut pas tout prendre personnel.
Faites-vous vraiment une différence entre vie réelle et via le Web?
Je vous avoue que moi, de moins en moins. D’ailleurs, je suis assez d’accord avec Jocelyne Robert ici:
« Ça me fait toujours sourire lorsque j’entends l’expression « monde virtuel ». Ce « monde virtuel » est aussi réel que notre monde tridimensionnel puisqu’on y qu’on y éprouve des émotions réelles. »
J’en suis venue à la conclusion que, finalement, je gère ma vie sociale sur le Web de façon assez similaire à ma vie de tous les jours, la tridimensionnelle. Et ces deux se croisent de plus en plus souvent. J’adore! J’exerce le privilège que j’ai de décider qui en fait partie, et j’accepte bien humblement que les choix des autres ne soient pas réciproques.
Et vous, comment choisissez-vous qui fait partie de votre réseau?