Blogue personnel

"La vie est courte, mais très large." Jim Harrison

À Valérie

Valérie,

Il y a 12 ans, célibataire, sans enfant, et ayant une chambre à coucher vide dans mon modeste 4 1/2, mais surtout une tonne et demie d’amour à offrir, j’avais contacté la Direction de la protection de la jeunesse pour me qualifier en tant que famille d’accueil.

Toi, tu es arrivée chez moi un dimanche soir, avec ton sac, tes yeux vides, et ton monde de poupées.  Tu avais 11 ans.
Trois mois avant que tu me dises un seul mot.  Je respectais ce mutisme, signe de douloureuses années.  J’avais foi en ta parole, un jour.  Ce jour où je t’aurais démontré que je suis là pour ton bien, pour t’aider à voir le monde autrement.

Tu sais, Valérie, je pense souvent à toi.  À chaque fois, une tristesse.  Un sentiment de culpabilité en fait.   J”aurais aimé pouvoir te garder avec moi jusqu’à 18.  Je revois tes yeux me regarder lorsque nous nous sommes quittées, un an plus tard.  Mais comme moi, tu sais qu’on ne fait pas ce que l’on veut dans la vie.  Juste ce que l’on peut.

Aujourd’hui, tu dois avoir 23, ou 24 ans.  Je me demande ce que tu es devenue.  Tu étais si jolie, tu dois être une belle femme.
Comme un message à l’univers, si tu te reconnais, j’aimerais savoir, si toi aussi tu as envie. Bien sûr.

MÀJ – le 6 février 2012

Il y a des bouteilles à la mer puissantes, il y a ces hasards qui n’en sont pas, ces synchronicités surprenantes.  Hier, je t’ai vue monter dans l’autobus, avec ton bébé naissant, et ta mère.  Les chances que je te croise dans ce bus, à cette heure, ce jour-là, devaient être infiniment petites…  Pourtant.   J’en ai encore le frisson.  Je ne t’ai pas abordée.  Tu es montée et descendue avant moi.  Les circonstances ne s’y sont pas prêtées.  Tu ne m’as pas vue, je crois.  Devais-je te parler?  J’avais demandé, dans ma bouteille, ce que tu étais devenue.  Voilà, j’en sais un bout, maintenant.  La prochaine fois que je lancerai une bouteille à la mer, je tenterai d’être plus précise quant à ma demande.

 

Veux-tu être mon “ami”?

Il y a quelques jours, je lisais le statut de l’une de mes « amies » Facebook qui exprimait ne pas comprendre que certaines personnes lui demandent son amitié sur cette plateforme et qu’elles ne se présentent pas à elle simultanément en justifiant l’approche. Elle m’a fait réfléchir quant à la manière bien personnelle dont nous choisissons nos contacts.

Comment je crée mon réseau en ligne?

Les amitiés que je sollicite sur Facebook s’initient par intuition, coup de cœur, ou rationnellement, c’est-à-dire que j’avance vers quelqu’un avec qui j’ai déjà échangé dans la vraie vie, mais aussi sur le Web. Comme les listes sont maintenant davantage utilisées, j’ai moins d’inhibitions. Est-ce que je m’explique lorsque j’invite une nouvelle amie à manger chez moi, ou à joindre mon réseau personnel pour une activité? Non. Je suis attirée vers elle, j’ai envie de la connaître. Le fait de l’inclure est éloquent quant à mon intérêt vers elle.  Mes demandes ne sont pas aléatoires et je n’ai aucun intérêt à faire grimper le compteur d’amis.

Sur LinkedIn, mon raisonnement est un peu le même, sauf qu’étant donné que le but est le réseautage professionnel, là, je me présente et j’explique pourquoi je fais la demande de contact, la plupart du temps. Souvent, on ne me répond pas : on accepte ou refuse ma demande, c’est tout.

Quant à Twitter, je suis les personnes que je connais, personnellement ou virtuellement, ou celles que j’ai envie de lire parce que je les trouve pertinentes, sensibles, drôles, originales, même si elles ne tweetent pas en fonction de mes intérêts. Je découvre… Aussi, lorsque je reçois une notification de nouveau « follower », s’il y a une photo et une bio., je suis à mon tour. J’utilise beaucoup les listes pour ne pas me perdre à lire trop de tweets à la fois. Par exemple, si je m’étais restreinte à mes domaines d’intérêt général, je n’aurais pas découvert une fille comme @karinefrigon, ou encore @cindy_cinnamon. Je pourrais donner plusieurs exemples comme ça.

Réseauter, c’est entrer en relation et, choisir avec qui

Récemment, sur la page Facebook de @cindyrivard, il y avait cette réflexion, que je partage, parce que le réseautage virtuel est aussi important, selon moi, que le traditionnel et parfois ennuyeux 5 @ 7 qui ne finit plus :
« Le réseautage c’est l’établissement de liens, de façon intentionnelle et stratégique, qui permettent d’ouvrir de nouvelles avenues, de nouvelles perspectives, de nous positionner comme une personne agréable à fréquenter et pleine de ressources. » – Lise Cardinal

En demandant à quelqu’un de prendre contact avec moi sur Facebook ou LinkedIn, je me mets à risque. Risque de ne pas être intéressante pour l’autre.

Et que celle-ci m’exclut de sa liste ou me refuse. Et je vis avec. On ne peut pas plaire à tout le monde, mais on peut apprendre beaucoup des différences des autres.

Ceci dit, depuis que j’ai cessé de vérifier qui arrêtait de me suivre, m’excluait de ses contacts Facebook ou de LinkedIn, je me sens plus libre. D’autant plus qu’il est arrivé que des suppressions de contacts aient été faites par mégarde, ou erreur technique: il ne faut pas tout prendre personnel.

Faites-vous vraiment une différence entre vie réelle et via le Web?

Je vous avoue que moi, de moins en moins. D’ailleurs, je suis assez d’accord avec Jocelyne Robert ici:

« Ça me fait toujours sourire lorsque j’entends l’expression « monde virtuel ». Ce « monde virtuel » est aussi réel que notre monde tridimensionnel puisqu’on y qu’on y éprouve des émotions réelles. »

J’en suis venue à la conclusion que, finalement, je gère ma vie sociale sur le Web de façon assez similaire à ma vie de tous les jours,  la tridimensionnelle.  Et ces deux se croisent de plus en plus souvent.  J’adore! J’exerce le privilège que j’ai de décider qui en fait partie, et j’accepte bien humblement que les choix des autres ne soient pas réciproques.

Et vous, comment choisissez-vous qui fait partie de votre réseau?

“La liberté n’est pas une marque de yogourt.” Pierre Falardeau (1946-2009)

La liberté est la faculté d’agir selon sa volonté en fonction des moyens dont on dispose sans être entravé par le pouvoir d’autrui. Elle est la capacité de se déterminer soi-même à des choix contingents. Elle est définie, et est perçue différemment selon la psychologie du sujet :
• négativement : absence de soumission, de servitude, de contrainte.
• positivement : autonomie et spontanéité du sujet rationnel ; les comportements humains volontaires se fondent sur la liberté et sont qualifiés de libres.

Réf. : http://fr.wikipedia.org/wiki/Libert%C3%A9

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Bienvenue dans ce blogue!
L’esthétisme de mon espace est bien simple.  Il évoluera avec le temps, comme tout.  J’ai d’abord choisi la couleur grise, parce que c’est ainsi que je vois les choses:  toutes en nuances… Plus jeune, j’avais tendance à croire que “tout est noir ou blanc”, et en prenant de l’expérience, en lisant, en demeurant ouverte aux autres, mes lunettes sont teintées, et heureusement!  Elles me permettent d’évoluer, d’être plus libre…

Je vous avais annoncé, il y a quelques semaines déjà, le premier thème de mon premier billet : la liberté.  J’avais placé la barre haute!  Longtemps, j’ai pensé à une manière de l’aborder, et puis, il me semble que ce premier jour de l’année soit propice pour le faire.

La première fois où j’ai vraiment ressenti un état de liberté, je sortais de la cour du concessionnaire avec ma première voiture! J’avais 24 ans!
Récemment, au mois d’août dernier, j’ai eu cette émotion similaire, mais en remettant les clés de ma voiture louée.
C’est dire, nous nous transformons au gré des événements de notre vie et notre rapport à la liberté change aussi.

Au sens plus philosophique et même psychologique, une citation a attiré mon attention la semaine dernière :
“La liberté est une construction individuelle laborieuse, qui exige beaucoup de temps, beaucoup d’efforts, beaucoup de souffrance.” Carlos Liscano, L’écrivain et l’autre, Belfond, p. 120
Cette liberté-là est le rempart contre l’angoisse de la solitude, le sentiment de vide de l’éternel besoin non comblé, l’impossibilité de faire ses propres choix, parce que l’environnement ne nous le permet pas, ou parce que nous sommes sous le joug d’une domination volontaire ou non.

Elle donne aussi le pouvoir de choisir, et donc d’effectuer des renoncements bien réfléchis, sans regret.
Cette liberté s’acquiert avec, comme base essentielle, une bonne estime personnelle et une confiance en soi.

J’ajouterais aussi le courage, celui de douter. Douter des conditionnements reçus depuis toujours, des croyances ancrées, des dogmes qui nous sont présentés.

C’est ce que je nous souhaite en 2012!  Davantage de liberté, qui nous pousse à nous affranchir de tout ce qui nous empêche d’être nous-mêmes, incluant notre égo qui peut être démesuré et nous emprisonner.

Du coup, il sera beaucoup plus aisé d’aller vers les autres, de faire preuve d’empathie, de générosité et d’altruisme, pour un monde meilleur.

Bonne année 2012!


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